La performance des réseaux mobiles dépendent en grande partie de quelle génération est disponible sur le territoire et de la couverture du signal déployé. Depuis l’invention du téléphone fixe en 1875 par Alexandre Graham Bell, il a fallu développer des réseaux plus grands pour couvrir le plus d’espace terrien possible.

En fait, on distingue deux types (2) réseaux : le réseau cablé et le réseau sans fil. À une ère numérique où nous devenons de plus en plus gourmands en consommation hauts débits pour communiquer avec les autres, les infrastructures de télécommunications sont déployées à grande échelle, tant au niveau terreste qu’extraplanétaire (les transmissions par satélites) en vue de rendre le flux des données sans fil plus accessible. En effet, depuis le déploiement des réseaux sans fil, on a assisté à l’appartition de différentes générations de bandes passantes qui améliorent considérablement la qualité des communications téléphoniques et la performance de la conexion de l’Internet mobile. Voici la nomanclature des différents réseaux mobiles, de la première génération à la 6e.

Le réseau 1G – basé sur une technologie analogique

Apparue dans les années 70, la 1G, qui est la première génération de réseaux mobiles est uniquement dédiée aux appels vocaux. Elle repose sur une technologie dite « analogique ». Ceci à la différence des générations suivantes de téléphonie mobile (2G, 3G, 4G, 5G, 6G) qui, elles, exploitent la technologie « numérique ».

La 1G présente toutefois de nombreux défauts : service de communication mobile médiocre, non sécuritaire (appels non cryptés) et coûteux. Le réseau 1G a commencé à céder la place à la 2G dans de nombreux pays vers la fin des années 80. Il est désormais obsolète.

Le réseau 2G ou l’avènement des technologies de la téléphonie mobile numérique

Déployée dans l’Hexagone dans les années 1990, la 2G (deuxième génération de réseaux mobiles) est le tout premier réseau de téléphonie mobile à utiliser une technologie numérique, plus fiable (grâce à un cryptage des données transmises) et plus performante que la 1G.

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Dotée d’un débit de transmission de 9,6 kbps maximum (GSM), la 2G permet de :

  • Passer des appels vocaux.
  • Envoyer des SMS (Short Message Service), voire des MMS (Multimedia Message Service).
  • Par rapport à la 1G, la 2G a l’avantage d’être moins coûteuse pour l’utilisateur.

Ce réseau, qui couvre aujourd’hui la majeure partie de tout le territoire haitien, exploite essentiellement les standards :

  • GSM (Global System for Mobile Communication), norme apparue et très utilisée aux États-Unis (bande de fréquence 850 MHz et 1900 MHz). Son débit maximal est de 9,6 kbps.
  • CDMA (Code Division Multiple Access), aussi appelé CDMAOne ou IS-95, lancé à Hong-kong en 1994 et utilisé surtout aux États-Unis et en Asie. Notons que l’évolution du CDMA, dénommée CDMA2000, est reconnue par l’UIT (Union Internationale des Télécommunications) comme étant de troisième génération (3G).
  • TDMA (Time Division Multiple Access), principalement utilisé en Amérique du Nord, en Nouvelle-Zélande et en Asie-Pacifique.

Avant l’arrivée de la 3G, la 2G évolue d’abord vers des réseaux intermédiaires :

  • Le réseau GPRS (General Packet Radio Service), aussi appelé 2,5G ou 2G+, améliore notablement le débit maximal de transfert de données (171,2 Kbit/s, avec un débit moyen de 48 Kbit/s) par rapport à la 2G. Permettant le transfert de datas de volume modéré, le GPRS est le précurseur sur l’internet mobile. Notons que tous les téléphones portables sont aujourd’hui au moins compatibles au réseau 2,5G.
  • Le réseau EDGE (Enhanced Data Rate for GSM Evolution), aussi appelé 2,75G, offre un débit maximal de 384 Kbit/s, et un débit moyen de 100 Kbit/s, ouvrant ainsi la porte aux applications multimédias. Certains opérateurs comme Orange et Bouygues Telecom ont déployé EDGE afin de faciliter la transition entre 2G et 3G.
  • Les standards GPRS (sigle « G » dans le coin supérieur de l’écran du téléphone) et EDGE (E) constituent de ce fait une évolution du GSM. Ils permettent un accès à l’internet et à une consultation de mails à partir d’un téléphone mobile ou d’un micro-ordinateur.

Le réseau 3G ou l’Internet haut débit

La 3G (troisième génération de réseaux mobiles), qui en Europe utilise la norme UMTS (Universal Mobile Telecommunications System), offre un accès à l’Internet haut débit, entre 144 kbit/s et 2 Mbit/s, avec un débit moyen de quelques centaines de Kbit/s. Ce qui vous permet notamment de :

  • Télécharger plus rapidement des données, des applications ou bien des jeux.Envoyer des vidéos.
  • Regarder des vidéos en streaming sur YouTube, Dailymotion, etc.
  • Faire de la visio-conférence.
  • Accéder à la TV mobile.
  • Bénéficier du GPS.

Notons que la 3G a connu trois évolutions successives avec :

  • La 3G+ aussi appelée « H » pour HSPA (High Speed Packet Access), avec un débit compris entre 300 kbit/s et 14,4 Mbit/s, pour une moyenne de 3,6 Mbit/s. Bref, la 3G+ est 7 fois plus rapide que la 3G.
  • Le H+ (ou HSPA+), avec un débit moyen de 5 Mbit/s, pour un débit théorique maximal de 21 Mbit/s.
  • Le H+ Dual Carrier (ou DC-HSPA+), doté d’un débit moyen de 10 Mbit/s, et un débit plafond de 42 Mbit/s.
  • Bref, la 3G et ses évolutions ont permis de démocratiser complètement l’utilisation de l’Internet mobile.

Le réseau 4G ou l’Internet très haut débit

Déployée en France en 2013, la 4G (quatrième génération de réseaux mobiles) donne aux utilisateurs l’opportunité d’accéder à l’Internet très haut débit. Elle permet, entre autres, de :

  • Transférer rapidement des fichiers volumineux (photos, musiques, vidéos, etc.).Visionner des vidéos en HD.
  • Faire des appels vidéo de meilleure qualité.

La 4G est basée sur la norme LTE (Long Term Evolution) dont le débit théorique atteint les 150 Mbit/s. Avec la 4G, « l’utilisateur dispose ainsi d’une connexion environ 3 fois plus rapide qu’en 3G (résultat constaté sur les débits médians) ».

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Notons que l’Hexagone commence à déployer une évolution de la 4G+, une évolution de la 4G basée sur la norme LTE-Advanced (Long Term Evolution Advanced). La 4G LTE-Advanced offre un débit maximal théorique de l’ordre de 1 Gbit/s.

Le réseau 5G ou l’ultra haut débit mobile

La 5G (cinquième génération de réseaux mobiles), est une génération de rupture [qui] permettra un saut de performance. Elle ambitionne en effet d’offrir aux usagers l’ultra haut débit mobile, avec des débits dépassant les 10 Gbit/s !

La 6G : [100 fois] plus rapide que la 5G ?!?

La course pour la 6G s’accélère, tandis que la Chine annonce être le leader en la matière. L’Empire du Milieu a en effet déposé 35 % des brevets mondiaux autour de la technologie, se plaçant ainsi devant les États-Unis et l’Europe. L’enjeu est en effet géopolitique.

L’Europe a d’ores et déjà demandé à Nokia et Ericsson de plancher sur le sujet, tandis que les États-Unis se sont attelés à la tâche avant même le lancement de la 5G. Dans la course à la recherche, il semblerait que ce soit la Chine qui ait pris la première position.

Ou se positionne Haïti dans cette course folle vers l’ultra débit? À la traine au bout de la queue, bien sûr!