À nouveau nous faisons couler de l’encre autour d’un sujet déjà élaboré et traité trop de fois par les personnes qui font les frais de mauvais services de télécommunications et qui ne cessent de claironner leur ras-le-bol sur tous les médias sociaux et traditionnels. Nous sommes parvenus au point où les gens changent d’habitat, de quartier, de ville, simplement pour aller s’établir là où la connexion passe mieux. Il est triste de penser qu’à un moment où certains pays (comme la Chine) préparent leur terrain pour la grande enjambée vers la 6G, nous autres, dans nos murs, ne jouissons même pas d’une excellente connexion 3G, ne voulant pas oser fantasmer sur la 4e Génération (4G) de bandes passantes. Oui, comme c’est triste.

Deux fournisseurs pour nous acculer tous

Communiquer à distance demande un coût, c’est évident. Mais qu’arrive-t-il quand on surpaie le prix que cela coûte et que l’on arrive pas à communiquer correctement? Cela devient de l’escroc.

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Quand on a deux opérateurs étrangers – jouissant d’exonérations fiscales et ne payant pas leurs impôts convenablement – qui ne sont pas en mesure de déployer les ressources nécessaires pour fournir de meilleures performances au niveau de leur service de téléphonie mobile ou de la connexion à Internet, nous sommes en passe de nous demander jusques à quand mous pourrons investir, voire concurrencer le marché international, sinon, le précéder de près avec une infrastructure de qualité et standardisée ! C’est là un rêve faramineux et dénoué de réalisme.

Les crises socio-politiques faisant rages incessamment, ce sont tous les secteurs de la vie nationale qui en subissent les conséquences, autant que le secteur des télécommunications. Avec des millions de dollars en jeu, les opérateurs eux aussi dansent sur la corde raide, puisque s’il y a lieu d’un éclatement social, ils feront eux aussi l’objet de sabotage de la part des consommateurs acerbes et colériques. Oui, la situation en est à ce point, critique. Et dire que nous avons un organe régulateur qui parait totalement inexistant quant à son rôle de règlementer, de superviser, de corriger les dérives quand elles surviennent, si nous nommons le CONATEL. Or justement, trop de malversations condamnent nos deux (2) principaux fournisseurs téléphoniques, au détriment d’un peuple aux abois, doté d’un faible pouvoir d’achat, pataugeant dans une sorte de misère noire, envahissante, un peuple contraint de payer des services déféctueux, au gré du bon vouloir des opérateurs totalitaires et des Chairmen impérieux. Dans un tel marasme socio-politique, le Conseil National des Télécommunications ne trouve pas son mot à dire.

C’est navrant de constater à quel point nous sommes un peuple passible et susceptible quand à renverser nos conditions de vie infrahumaines. Nous subissons tous les malheurs sans un soulèvement total et généralisé pour chambarder un système trop bien installé qui nous étripe. Quand les voix Étatiques sont inaudibles, la voix du peuple doit retentir de manière à rappeler aux dirigeants que nous connaissons nos droits en tant que nation libre. Tant que ce soulèvement n’a pas lieu, nous continuerons à assister à la violation de ces droits pour des services payés mais non délivrés, et tout en subissant le poids des malversations et des injustices commises dans le secteur des télécommunications.