Cosinus carré par-ci, Sinus carré par-là, tangente, cotangente… Aidez-moi à comprendre je vous prie, l’importance dans mon quotidien de ces machins trucs bizarroïdes que j’étais sensée apprendre en classe de Terminale. Jusqu’à la classe de Seconde,  je me suis adaptée avec les chiffres, en passant par les petits problèmes liés aux prix de revient, d’achat et de vente, des trucs du genre. Quelques années plus mathématique. À mon grand étonnement, furent introduits au fur et à mesure dedans des lettres (surtout a, b, c, x et y), différents tableaux de toutes sortes, des mots drôles tels alpha, beta, etc. Et puis parfois même il fallait tirer les lettres, Mais pourquoi faire? A partir de là, commença ma haine envers les maths. Je ne cessais de me demander Mais pourquoi ce mélange de chiffres et de lettres? Les lettres sont tellement beaucoup mieux tout seuls. Résultat : Depuis la classe de seconde je n’ai jamais été un fan des mathématiques. Et surtout ne me parlez pas de ces branches soi-disant plus ou moins faciles telles l’algèbre ou encore l’analyse combinatoire. A mes yeux, elles sont toutes les mêmes. Aucun élément pour alléger les exercices, la moindre piste dans les problèmes, rien!

Mon cher Pythagore, tu m’excuseras de ne pas faire l’éloge de cette belle science pour laquelle tu as parcouru le monde entier afin de pouvoir la maitriser. Diophante, frère, tu me pardonneras d’avoir boudé à plusieurs reprises pour un devoir d’algèbre. Quant à toi, Thales, je te remercie d’avoir allégé mon si lourd fardeau en me proposant la géométrie, quoique celle-ci devenue un peu compliquée avec les étapes au secondaire. 

Ce n’est pas, Messieurs, que je ne reconnais pas toute votre importance dans le domaine ou que je sois en train de vous dire que vous vous êtes battus en vain pour nous offrir cette matière combien importante surtout dans les études de gestion, d’économie appliquée ou encore de comptabilité. Loin de là.

L’idée est seulement que je me plains de toutes ces embûches, ces embrouilles qui me donnaient et continuent de me donner du fil à retordre. 

Le pire était mon silence pendant les fameux cours, attentive on ne peut plus, suspendue aux lèvres de mes professeurs, la première à confirmer avoir retenu toutes les explications au moindre : Vous avez compris? Je m’en souviens encore comme si c’était hier. 

Le pire, en philo, on dispensa les cours de maths du lundi au mercredi. Du coup, mes seuls jours à moi étaient jeudi et vendredi. Je ne comprends toujours pas comment cette haine avait pu arriver même à me faire préférer certains jours de la semaine à d’autres.

Au final, dans mon inconfort que j’arrivais à gérer tant bien que mal, je jurai qu’une fois terminé avec mes études classiques, je prendrai le chemin des lettres. Grace à Dieu et grâce à mes efforts personnels, y compris mon amour pour les lettres, je parvins à atteindre mon objectif. Sans regret aucun, mais avec toujours cette haine sans grandes raisons a l’égard des mathématiques. 

Mes chers amis lecteurs, amants des chiffres, que votre amour envers les mathématiques ne s’éteigne point, car Pythagore, au fond de sa tombe, doit pouvoir compter sur des disciples! Dommage que je ne me vois vraiment pas comme tel. Mais quant à vous, je vous souhaite bon combat avec vos exercices chiffrées !