Des images de cadavres jonchent nos réseaux sociaux, quelles mesures adopter?

L’éducation du peuple haïtien est négligée à tous les niveaux, spécialement en matière de technologie. Nous sommes tous consternés face aux images choquantes qui circulent partout sur Internet et il n’y a malheuresement pas de politique de vie privée pour empêcher que des scènes d’horreur deviennent virales particulièrement sur les réseaux sociaux. Aujourd’hui, les photos de cadavre jonchent les fils d’actualités sans interpeller grand monde, puisque nous sommes tous nourris par le désire de « voir par nos propres yeux ». Fort de ce constat, il devient urgent de prendre les mesures appropriées pour endiguer la propagation de ces contenus indésirables par des individus mal intentionnés.
En effet, faute d’une vraie politique coercitive sur les réseaux, il faut miser sur des politiques internes rigoureuses qui conduiraient irremédiablement à des mesures pénales pour corriger tous délits à l’encontre de la vie privée. On entend par là, renforcer les institutions et leur dôter de moyens pour mener à bien des investigations sur tout type d’infractions. Quand un individu viole une scène de crime ou entre dans des pompes funèbres pour prendre le cadavre en photo puis disparait dans la nature, il faut pouvoir remonter jusqu’à lui et prendre les mesures qui s’imposent. Il le faut. On entend par là aussi, mieux sécuriser ces espaces funèstes et limiter leur accès strictement à des personnes autorisés.
Ce n’est pas aujourd’hui que les gens prendront conscience des concséquences psychologiques et dévastatrices que provoquent le partage de tels contenus censés restés privés. Pour cela, il faudrait une véritable campagne de sensibilisation pour éduquer le peule haïtien en leur expliquant à quel point ces clichés sont néfastes pour la nation sur le plan international.
Nous voulons tous voir et savoir comment cela s’est passé, et nous ne pouvons pas toujours refréner l’envie de jeter un coup d’oeil. Le vice est profond, cependant nous ne sommes pas rendus coupable pour avoir regardé, mais pour avoir partagé et propagé le mal qui a été commis. C’est pourquoi, il faut impérativement endiguer le problème à la source.